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Les Amis de la Collégiale Saint-Pierre d'Appoigny - Page 5

  • Le pillage de notre patrimoine (2e édition)

    Les "détectoristes" opèrent encore, en plein jour et en toute impunité.

    Les infractions au code du patrimoine étant toujours d'actualité sur le finage d'Appoigny, il nous a paru utile de rappeler cette publication de notre blog en 2014.

    Depuis quelque temps il n’est pas rare rencontrer dans les abords de notre village, des personnages équipés de poêles à frire mais ces instruments n’ont rien à voir avec la cuisine.

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    Utilisées initialement par les démineurs, l’utilisation de ces poêles à frire ou détecteurs est rigoureusement réglementée et s’il arrive de voir ces instruments circuler de jour et parfois de nuit dans les champs époniens, ce n’est pas pour y découvrir les vestiges de la dernière guerre.

    Voici ce qu’en dit la Direction régionale du Patrimoine sous l’autorité du Ministère de la Culture

     

    Le patrimoine archéologique

    Un bien culturel fragile et non renouvelable

     

    La détection n’est pas un loisir

    L’utilisation des détecteurs de métaux hors des cadres légaux est interdite : elle menace l’étude et la préservation du patrimoine archéologique.

     

    « Détection de loisir » ou « chasse au trésor », ces expressions recouvrent une seule réalité : sonder le sol à l’aide d’un détecteur de métaux, creuser et extraire, sans méthodologie scientifique, des ob­jets métalliques et les collecter à des fins personnelles ou mercantiles.

     

    Cette pratique revient à disloquer le sens des vestiges enfouis, à ruiner la compréhension d’un site et à perdre définitivement des pans entiers de connaissance du passé. Pire, de véritables « pil­lages » de sites ou de vestiges archéologiques sont à déplorer et les offres de vente sur Internet d’objets métalliques de tous types témoignent de cette pratique illicite.

     

    Ce n’est pas la valeur monétaire ou artistique des trouvailles qui motive les recherches archéologiques mais la significa­tion de chaque élément par rapport à son contexte direct, tel que le temps l’a conservé jusqu’à nous. Même les professionnels de l’archéologie doivent obtenir une autorisation préalable à toute utilisation d’un détecteur de métaux.

     

    Le patrimoine archéologique une ressource précieuse et non renouvelable ; ce n’est pas une ressource inépuisable : laissons les sources invisibles de l’histoire en place pour qu’elles puissent garder toute leur signification.

     

    Que dit la loi ?

    Code pénal, art. 322-3-1 : la destruction, la dégradation ou la détérioration de vestiges archéologiques est punie de 7 ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende lorsqu’elle a lieu sur un terrain sur lequel se déroulent des opérations ar­chéologiques ; art. 311-4-2 : le vol est puni de même ; art. R.645-13 : l’intrusion sur un site archéologique est punie d’une amende pouvant aller jusqu’à 3 000 €.

     

    Code du patrimoine, livre V, art L.544-1 : est puni d’une amende de 7 500 € le fait de réaliser des fouilles sans en avoir obtenu l’autorisation et/ou sans se conformer aux prescrip­tions de cette autorisation ; art. L.544-2 : est également puni le fait d’enfreindre l’obligation de déclaration et de conservation de toute découverte de caractère immobilier ou mobilier ; art. L.544-4 : le fait d’aliéner ou d’acquérir tout objet découvert ou dissimulé en violation des dispositions du code du patrimoine est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 4 500 € d’amende.

     

    Code du patrimoine, livre V, art L.542.1 et art. R.544-3 : qui­conque utilise du matériel permettant la détection d’objets métalliques sans avoir obtenu une autorisation administrative est puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 3 000 € ; art. R.544-4 : toute publicité ou notice d’utilisation concernant les dé­tecteurs de métaux ne comportant pas le rappel de l’interdiction est puni de même.

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  • Rappel Agenda des Amis de la Collégiale

    Vendredi 7 avril

    ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

    vendredi 7 avril 2017

    FOYER MUNICIPAL-APPOIGNY

    20h30

     

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     Conférence : Les sacrifiés d’Appoigny

                                                                                    par Damien Valet & Raymond Dhélin       

     Rapport moral - Rapport financier - Rapport d’orientation

    Renouvellement du CA

    Questions diverses

    Pot de l’amitié

    appel cot 17.pdf

    Convoc ag 17.pdf

     

    Dimanche 9 avril

    Sortie culturelle

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    Départ à Appoigny

    devant la collégiale

    à 9 heures

     pour rejoindre nos amis des

    Clefs de Rochefort 

    qui se proposent de nous faire visiter les lieux.

     

    Selon la météo, le déjeuner pourra se faire sur l’herbe devant le château ou bien à l’abri dans le local de l’association.

    (repas tiré du sac)

     

     

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  • Quel est ce chateau ? (suite)

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    Dans son n° 95, l’Écho d’Auxerre reprenait le sujet. L’appel aux lecteurs n’avait pas été vain, les chercheurs exhumèrent des archives la mémoire de ce château, si vite oubliée.

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    Jean Fromageot explique que la difficulté réside en ce que « …aucun château semblable n’existe dans les environs de Tonnerre, ville bien connue comme étant en Champagne... »  - hors la gravure ne comporte pas de ponctuation entre Tonnerre et Bourgogne « ... ni même sur l’ancien territoire bourguignon qui enserrait la cité, en admettant que l’auteur de la gravure l’ait dessinée près de Tonnerre, (virgule), en Bourgogne. » Et d’en proposer « …qu’il pourrait s’agir du château de Rochefort, construit au milieu des bois, au-dessus de CRY-sur-Armançon et sur le territoire de la commune d’Asnières-en-Montagne, actuellement en Côte-d’Or. »

    Proposition inspirée par une ancienne publication de l’Annuaire Historique du Département de l’Yonne 1854, Guide Pittoresque dans le Département de l’Yonne — Description de l’Armançon — Voyage dixième, par les géologues Gustave Cotteau et Victor Petit. Ces auteurs écrivent, Page 314, que « le château de Rochefort pourrait faire l’objet de « vieilles gravures » représentant le château de « Roche » près Tonnerre…  Nous pensons que c’est Rochefort, malgré des différences assez notables (Bibliothèque impériale de Paris) ».

    J. Fromageot poursuit en citant les auteurs de l’Annuaire qui en font une description exhaustive :

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    Avec une belle lithographie

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    et une explication de la cause probable de la ruine du château

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    Ils conseillent enfin un itinéraire pour se rendre sur le site

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    Moyen de transport le plus moderne en 1854 si l'on considère que le chemin de fer n'est réalisé qu'en 1851.

     

    Pour des raisons pratiques,

    nous ne prendrons pas le train.

    Le dimanche 9 avril,

    les Amis de la Collégiale

    vous invitent

    à prendre le départ

    à Appoigny

    devant la collégiale à 9 heures

    pour la sortie culturelle annuelle.

    Nous compléterons les voitures pour,

    après une petite heure de trajet,

    rejoindre nos amis des

    Clefs de Rochefort 

    qui se proposent de nous faire visiter les lieux.

    Selon la météo, le déjeuner pourra se faire sur l’herbe devant le château ou bien à l’abri dans le local de l’association.

    (repas tiré du sac)

    Cette sortie sera l’occasion, pour ceux qui le souhaitent d’aller, dans l'après-midi, voir (ou revoir)

    l’Abbaye de Fontenay ou La grande forge de Buffon.

    Nous nous réjouissons par avance de votre participation et vous souhaitons un

    Très beau printemps !

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  • Quel est ce château ?

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    Il y a de ça presque un demi-siècle, en janvier 1971, les rédacteurs de l’Echo d’Auxerre livraient à leurs lecteurs du n° 91 une véritable énigme dans un court article de Jean Fromageot, président de la Société d’Archéologie et d’Histoire du Tonnerrois. Il y était question d’une une curieuse gravure éditée à Paris chez Mariette, 1, rue Saint-Jacques de la Victoire, « avec privilège du Roi », représentant le « château de la Roche près de Tonnerre ».

    La gravure intriguait les collectionneurs tonnerrois qui ne retrouvaient dans cette représentation aucun château connu de leur région.

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    « …château Renaissance ou XVIIe siècle, avec ses charmilles, jardin à la Française, et en même temps ses vestiges de fortifications et de tours d’apparence plus anciennes, ne correspond pas du tout à l’aspect du château de Rochefort, près de Cry-sur-Armançon, le seul dont le nom approche (approximativement) celui de la Roche.

    La mention « près de Tonnerre en Bourgogne » est surprenante, notre cité, étant autrefois bien connue comme étant « en Champagne ».

    S’agirait-il du château de La-Roche-en-Brénil (21), entre Avallon et Saulieu, « dans une région boisée », dit le Guide Bleu Hachette, bâti au XVe et restauré aux XVIIe et XVIIIe siècles ?

    La mention « près Tonnerre » serait alors surprenante…

    Un lecteur pourrait-il nous permettre de résoudre ce curieux mystère ? »

     

     Le mystère se poursuivra jusqu'en septembre, à la publication du n° 95....

    à suivre...

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