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Ass. culturelle des Amis de la Collégiale d'Appoigny

  • Voici venu le temps

    Chers Ami(e)s

    Voici venu le temps de solliciter à nouveau votre adhésion à

    L'association culturelle des Amis de la Collégiale d’Appoigny.

    Cette cotisation que nous maintenons modeste demeure à 15€ par foyer. Ces contributions alimentent notre budget de fonctionnement et évitent d’entamer le capital que nous a laissé M. Monard. Il doit servir au côté culturel de notre Monument Historique.

    Remplir un chèque, le mettre sous enveloppe et le poster. Un effort annuel qui parait minime mais qui permet de maintenir la pression nécessaire auprès des autorités pour que la Collégiale Saint-Pierre d’Appoigny ne retombe pas dans l’entropie des injures du temps.

    Quand il est alimenté, notre budget nous permet l’édition de la revue annuelle qui se donne pour objet de revisiter la riche histoire de notre village.

    La cotisation donne droit au service de la revue.

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    Jean-Luc Dauphin en 2006 - cliché F. Gentien

    Le sujet de cette année porte sur la conférence que nous a donné notre regretté Jean-Luc Dauphin à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine en septembre 2018. Il donne un éclairage inédit sur le phénomène janséniste dans notre région.

    Veuillez-trouver ci-joint le bulletin d’adhésion pour l’année 2021 :

    adhésions 21.pdf                               

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  • Les pierres hautes au midi de la collégiale

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    A la suite du pignon sud du transept, la perspective, mis à part la première fenêtre, est riche en représentations.

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    Faut-il y voir confirmation ? Faisant suite à l'effigie du singe du pignon précédent, nous rencontrons sur la deuxième fenêtre les deux personnages les plus importants du chantier après le chef ...

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    ... et dans la hiérarchie circumambulatoire, évoquée plus avant,

    à droite, le visage enfeuillé du maître charpentier, à gauche, la prestance du maître maçon.

    La logique veut qu'en effet un maçon ne peut rien faire sans le travail préalable du charpentier qui installe les cintres destinés au soutien des ogives, arcs formerets et voûtains de tous acabits.

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    Le chantier terminé, le bois, à l'origine du bâtiment, devenait invisible mais les maçons tenaient à ce que le métier soit honoré à sa juste valeur. Les maçons montraient ainsi leur égalité avec les compagnons enfeuillés.

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    Feuillet 10 du carnet de Villard de Honnecourt XIIIe s.

    Si l’homme est comparé à la pierre chez les maçons, dans les métiers du bois, il est encore appelé de nos jours « bois debout », il est assimilé à l’arbre. C’est ainsi que le représentait Villard de Honnecourt, dans son fameux carnet. Témoin de son temps, cet homme du métier parcourait les chantiers à l’époque même de la construction de notre collégiale, au début du XIIIe siècle.

    L'arc-boutant suivant est doté d'une gargouille qui n'a pas encore livré son secret.

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    Le personnage agrippe un tissu qui semble pourvu d'une hampe, un drapeau ? Avis aux symbolistes...

    Poursuivons en remontant au niveau des deux renforts du mur de la nef...

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    ...où la mise à l'honneur des charpentiers se poursuit sur les pinacles. On y découvre deux chiens, malicieusement allongés au soleil de midi. Dissimulé sous les lichens, le premier a souffert des affres du temps, tandis que le second est assez bien conservé.

    Le corps d'état du métier de charpentier présente quatre degrés hiérarchiques :

    « L’apprenti est appelé Lapin, l’aspirant Renard, le compagnon Chien et le maître Singe.

    Le Lapin est le plus faible et le moins intelligent.

    Le Renard, plus grand et plus fort, fait courir le Lapin et le fait aller où il veut.

    Le Chien prime à son tour sur le Renard, et lui donne de rudes chasses.

    Le Singe, le plus fin, le plus adroit de tous, prime sur le Chien, sur le Renard et sur le Lapin, dispose de tous à son gré, et les exploite à son profit. » 

    Perdiguier Agricol, Le livre du compagnonnage, Tome 1, Notice p. 48, Ed. Perdiguier, Paris, 1857.

    Ces personnifications ne datent, il est vrai, que du milieu du 19e siècle chez les compagnons

    mais ces figures, elles, datent bien du XIIIe s.,

    faut-il y voir l'origine de la tradition ?

    Les dernières fenêtres terminent la hiérarchie des œuvriers...

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    ...tailleurs de pierre, maçons, aides, serviteurs, compagnons ou valets. La comptabilité des archives nous renseigne sur les disparités salariales de ce début du XIIIe siècle :

    Pour 5 tailleurs de pierres . . . . 2 livres 10 sous

    Pour 4 serviteurs . . . . . . 19 sous

    A 3 maçons et 2 serviteurs . . . . . 1 livre 8 deniers

    A 3 maçons chacun 5 jours . . . 1 livre 9 sous 2 deniers

    Pour 5 aides chacun 5 jours . . . .1 livre 4 sous 7 deniers

    A 2 aides chacun 4 jours  . .  8 sous        

    Pour 4 valets, sable et ciment, chacun 3 jours . . 7 sous 4 deniers           

    GIMPEL Jean - Les bâtisseurs de cathédrales - Seuil - 1966               

    A SUIVRE . . .  

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  • Les pierres hautes au pignon du transept sud de la collégiale d'Appoigny

     

    Le transept sud de la collégiale s'avère riche en symboles :

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    A l'instar de l'ouest, une tête, joyeuse cette fois, domine un triangle dont les deux côtés dissimulent six têtes :

    A gauche deux visages souriants...

     

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    A droite, quatre faces, plus sérieuses...

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    ont été choisies pour représenter l'association.

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    La fenêtre du pignon comporte une énigme :

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    A gauche, une jeune fille voit son ventre s'arrondir.

    A droite, un homme partiellement dissimulé par une tenture, considère la jeune fille.

    Un bon dessin (ou une belle sculpture) vaut mieux qu'un long discours moralisateur.

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    Dans sa partie basse le transept est encadré par deux gargouilles :

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    « De tous les travailleurs de la grande industrie qu'était la draperie en Europe occidentale au Moyen Âge, la fileuse fut à la fois la plus mythifiée et la plus mystifiée, la plus mise en scène - par l'iconographie contemporaine ... Propriétaire de ses outils de travail, travaillant à son rythme, la fileuse libre pouvait paraître en position de force vis-à-vis du drapier.

    Rien d'étonnant, par conséquent, à ce que le filage soit alors présenté, à travers les images ou au détour des textes de sermons, comme le symbole même du travail féminin et le recours par excellence de la femme vertueuse contre l'oisiveté, mère de tous les vices. »  Cardon Dominique. Arachné ligotée : la fileuse du Moyen Âge face au drapier in Médiévales, N°30, 1996, pp. 13-22.

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    La gargouille de droite représente cette même femme en fileuse vertueuse, consciente du risque de son pouvoir sur le drapier.

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    Sous la gargouille de gauche, une femme plonge ses mains dans la mare du vice émergeant d'entre les nénuphars.

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    Sur le pinacle de gauche, enfin, nous retrouvons un singe, est-ce celui que nous avons rencontré côté nord ? Faut-il y voir le patron des constructeurs en symbole de vertu du travail ? Nous sommes réduits aux conjectures... avis aux symbolistes !

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  • A l'Orient des pierres hautes de la collégiale d'Appoigny

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    Plus austères et beaucoup moins décorées, les façades est et nord-est de la collégiale ont été dédiées au prolongement des remparts de la ville. Elles constituent aujourd’hui le seul vestige des fortifications érigées au XIVe siècle.

    « La muraille qui avait 12 pieds de hauteur et 3 d’épaisseur, est alors flanquée de 32 tourelles à créneaux et le fossé est large de 20 pieds pour une profondeur de 10. A l’est, l’église se tient à proximité de l’enceinte et borde les fossés. Elle s’intègre dans le dispositif défensif du bourg. L’église semble avoir été réhaussée par un comble défensif au dessus du chevet, à l’est, qui s’étend jusqu’aux murs gouttereaux est des deux bras du transept. L’étage rehaussé est percé de nombreuses meurtrières. »

    Cayot Fabrice, Appoigny médiéval, in Cahiers de la collégiale n°3 – 2008.

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    Une tour carrée abrite un escalier qui part du bas-côté nord, à l'intérieur de la collégiale et conduit rapidement au comble défensif.

     

    Ainsi modifiée, la collégiale participe à la défense de la ville et de ses habitants, représentés ici, parité respectée, par un homme et une femme, sous les deux gargouilles encadrant la forteresse.

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    Étêté, émergeant à peine de la mousse du pinacle, l’appareil photo du drone nous a donné de découvrir ce guetteur. Perché sur le pinacle du chevet, il surveille le chemin en direction du bas de Vaumoy, lieu d’apparition chronique des assaillants.

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    Il avait perdu la tête, nous avons eu le bonheur de lui en trouver une, de la même époque, sur le net.

    Voir Cahiers de la Collégiale n° 13 - 2020

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    A suivre...

     

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  • les pierres hautes du nord de la collégiale d'Appoigny

    Sans verser dans un ésotérisme de bazar, il nous semble logique d'adopter un sens de lecture pour déchiffrer la signification des pierres hautes que nous ont laissé les compagnons constructeurs de la collégiale d'Appoigny. Il nous a paru impossible que ces figures aient été disposées au hasard, c'est pour cette raison que nous vous proposons une lecture qui ne demande qu'à être critiquée et enrichie.

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    A l'inverse de l'oriental, le monde occidental a toujours accompli la circumambulation rituelle en suivant le cours apparent du soleil, c'est-à-dire en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, notamment durant la cérémonie de dédicace de notre collégiale (voir Cahiers de la collégiale n°11 - 2018). Nous supposons donc que la disposition des pierres hautes a procédé de la même tradition et vous invitons à suivre du nord au midi - en passant par l'orient - pour finir à l'occident, ce que les imagiers du Moyen-Âge ont souhaité nous transmettre. 

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    La première fenêtre arbore deux têtes parfaitement conservées. Leur situation au nord de la construction, pourrait signifier qu'il s'agit du maître d'ouvrage, l'évêque Guillaume de Seignelay à droite et de son maître d'œuvre, dont le nom ne nous est pas parvenu, à gauche.

    En troisième position vient le "singe" chef de chantier itinérant.

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    Par son originalité, le pinacle du premier renfort mural mérite bien ces deux vues. Il représente un singe dégustant les fruits d'un bouquet de faîtage. La tête d'un homme mûr et autoritaire y est associée d'un côté. De l'autre, une grenouille s'apprête à sauter de sa feuille de nénuphar.

    Le patron des compagnons constructeurs, récolte le fruit de son travail - s'apprêterait-il à partir vers un autre chantier?

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    A la deuxième fenêtre, ce couple bien sage représente-t-il de généreux donateurs sollicités pour la construction ?

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    Les dégâts de la troisième fenêtre ne nous permettent pas d'attribuer au personnage restant une fonction particulière.

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    C'est à l'endroit le plus froid de l'édifice, face au cimetière voisin, au pinacle du second renfort mural, que le maître d'œuvre a choisi de signifier le règne du mal.

    La mort trône avec deux disciples au facies inquiétant.

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    La quatrième fenêtre souligne la vétusté de son environnement et pour finir, une figure évoque le "dies Irae" de la cérémonie des funérailles, qui rappelle 

    "quelle sera la frayeur des hommes, selon les oracles et les prédictions de la Sibylle, lorsque le souverain Juge paraîtra pour examiner leurs actions selon la rigueur de la Justice."

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    A suivre...

     

     

     

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