Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13 mars 2017

Quel est ce chateau ? (suite)

Echo 95.jpg

Dans son n° 95, l’Écho d’Auxerre reprenait le sujet. L’appel aux lecteurs n’avait pas été vain, les chercheurs exhumèrent des archives la mémoire de ce château, si vite oubliée.

19.jpg

 

Jean Fromageot explique que la difficulté réside en ce que « …aucun château semblable n’existe dans les environs de Tonnerre, ville bien connue comme étant en Champagne... »  - hors la gravure ne comporte pas de ponctuation entre Tonnerre et Bourgogne « ... ni même sur l’ancien territoire bourguignon qui enserrait la cité, en admettant que l’auteur de la gravure l’ait dessinée près de Tonnerre, (virgule), en Bourgogne. » Et d’en proposer « …qu’il pourrait s’agir du château de Rochefort, construit au milieu des bois, au-dessus de CRY-sur-Armançon et sur le territoire de la commune d’Asnières-en-Montagne, actuellement en Côte-d’Or. »

Proposition inspirée par une ancienne publication de l’Annuaire Historique du Département de l’Yonne 1854, Guide Pittoresque dans le Département de l’Yonne — Description de l’Armançon — Voyage dixième, par les géologues Gustave Cotteau et Victor Petit. Ces auteurs écrivent, Page 314, que « le château de Rochefort pourrait faire l’objet de « vieilles gravures » représentant le château de « Roche » près Tonnerre…  Nous pensons que c’est Rochefort, malgré des différences assez notables (Bibliothèque impériale de Paris) ».

J. Fromageot poursuit en citant les auteurs de l’Annuaire qui en font une description exhaustive :

victor 2.jpg

Avec une belle lithographie

Victor petit.jpg

et une explication de la cause probable de la ruine du château

VICTOR 3.jpg

Ils conseillent enfin un itinéraire pour se rendre sur le site

VICTOR 4.jpg

Moyen de transport le plus moderne en 1854 si l'on considère que le chemin de fer n'est réalisé qu'en 1851.

 

Pour des raisons pratiques,

nous ne prendrons pas le train.

Le dimanche 9 avril,

les Amis de la Collégiale

vous invitent

à prendre le départ

à Appoigny

devant la collégiale à 9 heures

pour la sortie culturelle annuelle.

Nous compléterons les voitures pour,

après une petite heure de trajet,

rejoindre nos amis des

Clefs de Rochefort 

qui se proposent de nous faire visiter les lieux.

Selon la météo, le déjeuner pourra se faire sur l’herbe devant le château ou bien à l’abri dans le local de l’association.

(repas tiré du sac)

Cette sortie sera l’occasion, pour ceux qui le souhaitent d’aller, dans l'après-midi, voir (ou revoir)

l’Abbaye de Fontenay ou La grande forge de Buffon.

Nous nous réjouissons par avance de votre participation et vous souhaitons un

Très beau printemps !

27 février 2017

Quel est ce château ?

Echo 91.jpg

Il y a de ça presque un demi-siècle, en janvier 1971, les rédacteurs de l’Echo d’Auxerre livraient à leurs lecteurs du n° 91 une véritable énigme dans un court article de Jean Fromageot, président de la Société d’Archéologie et d’Histoire du Tonnerrois. Il y était question d’une une curieuse gravure éditée à Paris chez Mariette, 1, rue Saint-Jacques de la Victoire, « avec privilège du Roi », représentant le « château de la Roche près de Tonnerre ».

La gravure intriguait les collectionneurs tonnerrois qui ne retrouvaient dans cette représentation aucun château connu de leur région.

PhotoScan.jpg

« …château Renaissance ou XVIIe siècle, avec ses charmilles, jardin à la Française, et en même temps ses vestiges de fortifications et de tours d’apparence plus anciennes, ne correspond pas du tout à l’aspect du château de Rochefort, près de Cry-sur-Armançon, le seul dont le nom approche (approximativement) celui de la Roche.

La mention « près de Tonnerre en Bourgogne » est surprenante, notre cité, étant autrefois bien connue comme étant « en Champagne ».

S’agirait-il du château de La-Roche-en-Brénil (21), entre Avallon et Saulieu, « dans une région boisée », dit le Guide Bleu Hachette, bâti au XVe et restauré aux XVIIe et XVIIIe siècles ?

La mention « près Tonnerre » serait alors surprenante…

Un lecteur pourrait-il nous permettre de résoudre ce curieux mystère ? »

 

 Le mystère se poursuivra jusqu'en septembre, à la publication du n° 95....

à suivre...

10 janvier 2017

Conseil d'Administration du 9 janvier

Vous trouverez, ci-dessous, le compte rendu de notre dernier CA

Bonne lecture

2017.01.09 CA AOC.pdf

08 janvier 2017

Factures pour mémoire

couverture 10.jpg

L’année 2017 verra la fin de la première phase des travaux de restauration de la Collégiale.

Nous nous en réjouissons et remercions Monsieur le Maire et la Municipalité pour avoir su mener à bien ce dossier. 

Nous profitons de la présence des entrepreneurs pour inciter financièrement à la restauration de l'environnement du baptistère.

Il en sera de même pour les stalles du chœur qui seront consolidées et protégées selon les directives de la Conservation des Antiquités et Objets d’Art.

Une dédicace toute particulière sera faite à Monsieur Monard (†…) ancien conseiller municipal et généreux donateur ainsi qu'à Maurice Gruau, intermédiaire désintéressé, qui nous a transmis le legs qui permet aujourd’hui de subventionner le règlement des factures concernant ces objets culturels, propriétés de la commune. 

Nous remercions également la Direction Régionale des Affaires Culturelles qui a bien voulu relayer notre requête en faveur de la rectification du Saint-Pierre-et-Saint-Paul, vocable erroné de la Collégiale Saint-Pierre.

Honneur enfin à la fidélité des Amis de la Collégiale dont les adhésions nous permettent de financer la publication des Cahiers. Cette fidélité a grandement sa part dans la sauvegarde de notre édifice.

Merci Amis, puissiez-vous être de plus en plus nombreux.

Dans le numéro 9 nous évoquions « les impiétez commises en l’église d’Espougny », relation des violences d’une armée de passage. Dans le numéro 10 nous revisiterons des faits procédant de la même violence et méritant de demeurer dans la mémoire des époniens :

Damien Valet, benjamin de notre association, a déposé à la Bibliothèque Municipale, un mémoire sur nos poilus de 14-18 . Son étude l’a amené à s’intéresser à un tableau qui sans lui, serait resté longtemps encore, à l’ombre des murs de la Collégiale. Il a bien voulu nous confier son travail.

Plus loin encore dans l’Histoire, des conflits ravageaient notre région et si elle n’a pas été cette fois impactée par la violence, notre commune a vu passer une troupe dix fois plus nombreuse que sa population, conduite par Jeanne la Pucelle. Le souvenir de ce passage est si bien caché dans la légende que seule la toponymie nous le rappelle. Une recherche livresque des faits, nous a fourni la documentation du thème des Journées du Patrimoine Européen 2016, nous vous en livrerons les minutes.

Notre tâche est initiée mais nous n'aspirons pas au repos. De longs et pénibles efforts restent à accomplir pour former les successeurs qui prendront le relais de la mémoire.

Raymond Dhélin

 

jeannedarc_monstrelet.jpg

Le numéro dix des Cahiers de la Collégiale paraîtra le jour de notre Assemblée Générale, à savoir :

le 7 avril à 20h30

au Foyer Municipal

à Appoigny

Vous pourrez y régler votre cotisation pour 2017

et y recevoir votre exemplaire des Cahiers.

 d'ici là nous vous souhaitons

un bon démarrage annuel

23 décembre 2016

Chronique d'une restauration annoncée

rest1.jpg

En 2008, la nouvelle équipe municipale conduite par le nouveau Maire, Alain Staub, décida de mettre à son programme, l’ambitieux projet de l’installation d’un orgue dans la collégiale.

Malgré l’accord et les directives du Ministère de la Culture, le projet ne fit pas unanimité et rencontra même une vive opposition.

Sans titre-1.jpg

Commença alors une lutte d’influence entre partisans et opposants digne de Clochemerle.

Les uns se référant à l’histoire de l’Architecture qui mentionne quelques exemples d’installation:
Sans titre-2.jpg

 Les autres pour qui, installer un orgue sur un jubé, représentant une véritable hérésie, se plaçaient sous la houlette d’un érudit local :

Moreau.jpg

Fort de son étude, ce dernier alerta la Direction Régionale des Affaires Culturelles qui répondit en indiquant que malgré l'avis provisoire, le maître d’ouvrage de l’orgue aurait à franchir quelques sérieux obstacles:

études.jpg

Une étude de la capacité portante du jubé ayant été effectuée lors de la restauration de ce dernier sous la direction de M. Bernard Colette en 1988 (et financée partiellement par les Amis de la Collégiale), fut communiquée à la DRAC.

réparation du jubé.JPG

Mais cela ne suffit pas à lever des réserves qui, en plus de l'opposition, semblaient dépendre de l’état sanitaire global de la collégiale.

Etat sanitaire interdisant la construction d’un orgue, économisant par   là-même, la restauration de l’église.

La municipalité se voyait donc contrainte à rénover l’église avant d’aller y mettre un orgue. Elle envisagea de mener les deux projets, le terme est approprié, de concert.

Un planning aussi candide qu’irréaliste fut alors élaboré :

planning.jpg

Mais nous dûmes nous rendre à l’évidence que ces deux projets étaient antinomiques. Les sommes versées par l’association pour l’étude de l’instrument semblaient perdues (6000 € env.). Après réflexion menée avec M. le Maire et sur proposition du président, l’Assemblée Générale 2009 de l’AOC adopta l’abandon de l’installation d’un orgue sur le jubé tout en se réservant l’éventualité d’un nouvel emplacement au-dessus du portail ouest :

« Lors de notre CA du 21 novembre nous avons statué sur ce sujet et nous pensons que, le moment venu, il sera possible d’envisager une tribune dans les travaux de restauration et d’y installer un orgue qui aura sa place à l’ouest. Position qui, nous l’espérons, fera l’unanimité dans la commune. »

Cet obstacle effacé, il était possible d’espérer l’engagement du Ministère de la Culture pour une restauration de l’église…mais l’opposition à l’orgue était tenace, d’autant plus que d’aucuns laissaient entendre que les partisans de l’instrument reviendraient à la charge. Les opposants préconisaient la méfiance. La restauration demeura encore, pour de nombreux mois, au point mort.

Aujourd'hui le temps à fait son œuvre, la méfiance semble avoir disparu. La phrase de Rabelais que nous faisions notre :

« Tout vient à poinct à qui peut attendre »

s’est révélée exacte.

Huit ans plus tard, le dossier à abouti et les subventions requises, accordées pour la première tranche de travaux.
panneau.jpg

Seule ombre au tableau, le titre fantaisiste de Saint-Pierre-et-Saint-Paul. (Voir notre publication du 19 décembre).

IMGP7786.JPG

Nous ne pouvions pas vous offrir meilleure carte de vœux que cette image qui, en ces temps difficiles, force à l’optimisme.

 

Chers Amis de la Collégiale Saint-Pierre,

le Conseil d'Administration et son Bureau 

vous souhaitent

de belles fêtes de fin d'année

ainsi que l'aboutissement heureux

de tous vos projets pour 2017