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Ass. culturelle des Amis de la Collégiale d'Appoigny - Page 2

  • les pierres hautes du nord de la collégiale d'Appoigny

    Sans verser dans un ésotérisme de bazar, il nous semble logique d'adopter un sens de lecture pour déchiffrer la signification des pierres hautes que nous ont laissé les compagnons constructeurs de la collégiale d'Appoigny. Il nous a paru impossible que ces figures aient été disposées au hasard, c'est pour cette raison que nous vous proposons une lecture qui ne demande qu'à être critiquée et enrichie.

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    A l'inverse de l'oriental, le monde occidental a toujours accompli la circumambulation rituelle en suivant le cours apparent du soleil, c'est-à-dire en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, notamment durant la cérémonie de dédicace de notre collégiale (voir Cahiers de la collégiale n°11 - 2018). Nous supposons donc que la disposition des pierres hautes a procédé de la même tradition et vous invitons à suivre du nord au midi - en passant par l'orient - pour finir à l'occident, ce que les imagiers du Moyen-Âge ont souhaité nous transmettre. 

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    La première fenêtre arbore deux têtes parfaitement conservées. Leur situation au nord de la construction, pourrait signifier qu'il s'agit du maître d'ouvrage, l'évêque Guillaume de Seignelay à droite et de son maître d'œuvre, dont le nom ne nous est pas parvenu, à gauche.

    En troisième position vient le "singe" chef de chantier itinérant.

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    Par son originalité, le pinacle du premier renfort mural mérite bien ces deux vues. Il représente un singe dégustant les fruits d'un bouquet de faîtage. La tête d'un homme mûr et autoritaire y est associée d'un côté. De l'autre, une grenouille s'apprête à sauter de sa feuille de nénuphar.

    Le patron des compagnons constructeurs, récolte le fruit de son travail - s'apprêterait-il à partir vers un autre chantier?

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    A la deuxième fenêtre, ce couple bien sage représente-t-il de généreux donateurs sollicités pour la construction ?

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    Les dégâts de la troisième fenêtre ne nous permettent pas d'attribuer au personnage restant une fonction particulière.

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    C'est à l'endroit le plus froid de l'édifice, face au cimetière voisin, au pinacle du second renfort mural, que le maître d'œuvre a choisi de signifier le règne du mal.

    La mort trône avec deux disciples au facies inquiétant.

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    La quatrième fenêtre souligne la vétusté de son environnement et pour finir, une figure évoque le "dies Irae" de la cérémonie des funérailles, qui rappelle 

    "quelle sera la frayeur des hommes, selon les oracles et les prédictions de la Sibylle, lorsque le souverain Juge paraîtra pour examiner leurs actions selon la rigueur de la Justice."

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    A suivre...

     

     

     

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  • Amitiés collégiales

    A l’heure où les conventions sociales sont perturbées par le principal souci de nous éloigner du virus, il est devenu difficile d’entretenir des liens amicaux parfois fragiles. Il nous a donc paru opportun de revisiter l’énoncé du titre de notre association :

    Les Amis de la collégiale

    Pour ce faire, consultons Alain Rey et son Dictionnaire historique de la langue française. Le Robert – 2016 :

    Ami, ie.

    Est issu du latin amicus, ami, amant – amica, amie – maîtresse, il vient du verbe amare (aimer).

    En français, le mot s’articule sémantiquement avec amitié et non pas avec amour, comme ce pouvait être le cas en latin pour amicus, (pl. amicis) par rapport à amour, ainsi qu’en ancien français.

    Ami a en effet signifié « amant » au XIes.

    Le français classique et moderne a développé des valeurs affaiblies, où ni l’amour ni un vrai sentiment d’amitié ne sont en cause.

    Le mot s’emploie d’ailleurs depuis le XIIIe s. pour désigner des personnes liées par l’intérêt ou qui s’aident.

    Si le terme d’ami pouvait présenter quelque ambiguïté au XIe siècle, la signification actuelle date du XIIIes., époque de la création de notre collégiale (collège de personnes aux pouvoirs égaux).

     Les temps ont changé et le collège de chanoines, mis en place en 1220 par Guillaume de Seignelay, a disparu.

    La gestion de l’édifice fut longtemps assurée par un conseil de fabrique : assemblée de clercs et de laïcs chargés d’administrer les biens d’une église. Banc, places réservé(es).

    Malheureusement les dires de  Mérimée, inspecteur général des monuments historiques, sont corroborés à Appoigny :

      « Les fabriques trouvent toujours de l'argent pour décorer et souvent gâter leurs monuments, et (...) s'adressent à l'État lorsqu'il s'agit de les consolider (Mérimée, Lettres Antiq. Ouest,1870, p. 150). »

     Et l'on se demande s'il n'a pas formulé ses réflexions au retour de la visite en vue du classement de la collégiale d'Appoigny

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    Au milieu du siècle dernier, la paroisse Saint-Pierre, jugeant que les vénérables bancs de la fabrique étaient devenus obsolètes, les a fait remplacer par un mobilier contemporain.

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    Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN-GP

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    Les outrages, dont les piliers de la nef ont été victimes, furent ainsi mis à jour : buchés à leur base pour permettre le plus grand nombre de places louées par la fabrique aux paroissiens.

    Qu’importait alors l’état du bâtiment pourvu qu’il rapportât.

    Le dernier curé résidant à Appoigny fut le père Gruau. Il n’était pas rare alors de le voir traverser la place, une échelle sur l'épaule, dans le but d’entretenir son église.

    Aujourd’hui, plus de curé, plus de fabrique, le nombre des paroissiens époniens est réduit à la portion congrue, à tel point qu’il a fallu associer Appoigny à Monéteau mais aussi à Chemilly, Chichery, Gurgy, Sougères, pour constituer une assemblée suffisante aux offices religieux tenus à tour de rôle dans les villages.

    La collégiale d’Appoigny pourrait être utilisée tous les deux mois en dehors de la période hivernale soit au mieux, trois dimanches par an, avec quelques mariages et enterrements.

    Le curé affectataire, même aidé de son équipe paroissiale, n’a plus les moyens d’entretenir six bâtiments religieux.

    L'humidité, le manque d'aération, attaquent la pierre qui se délite. La collégiale qui a résisté à toutes les nuisances de ces huit derniers siècles, ne supportera probablement pas les futures décennies.

    Collège, fabrique, curé, fidèles ne sont plus là pour alerter les autorités sur l'urgence des travaux d'entretien. Le désintérêt pour le bâtiment fait plus de mal que le bûchage des piliers.

    La collégiale d'Appoigny n'a plus que les amitiés d'une association :

    Amitiés qui selon Aristote peuvent prendre plusieurs directions :

    • L’amitié utile

     Le premier type d’amitié défini par Aristote est l’amitié “utile”. Cette relation est donc basée sur un lien d’utilité : la relation vous apporte quelque chose de réciproquement profitable.

    • L’amitié du plaisir 

    Le second type d’amitié est celui du “plaisir” : vous aimez avant tout être ensemble et organiser des activités pour profiter de ces moments. Randonnées, visites, conférences, vous êtes, vous et vos amis, sur la même longueur d’ondes, qu’il s’agisse de vos valeurs ou de votre humour.

    • L’amitié du bien

    Troisième sorte d’amitié selon Aristote, les amitiés dites du “bien“. Celles-ci sont basées sur le respect mutuel et l'admiration. Ce sont les amitiés qui prennent le plus de temps à construire, et elles sont généralement plus puissantes émotionnellement et plus durables. 

     Notre

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    a l'ambition de réunir ces trois amitiés.

    Venez nous rejoindre, vous serez utiles ! 

    Venez nous rejoindre, vous y prendrez plaisir !

    Venez nous rejoindre, vous y ferez du bien !

    L'adhésion donne le service de la revue à paraître

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    15€ par foyer, par chèque, à l'ordre de AC Appoigny

    Chez le président

    Raymond Dhélin

    35, avenue Marie-Noël

    89380 Appoigny

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  • Écho de l'Étai - 9

    Trois propositions pour

    améliorer et assainir la collégiale

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    1 – Décrochage de la voie de circulation.

    Ce qui permettrait un espace au droit de la porte Ouest. Espace protégé nécessaire aux mariages, enterrements, etc… à l’instar de la cathédrale d’Auxerre.

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    2 - Pavage de la périphérie 

    Ce qui aurait pour effet d’isoler le sol du ruissellement des eaux introduisant l’humidité à l’intérieur de l’édifice. Un anneau de 3 mètres de large serait suffisant.

    Ce pavage avait été prévu en 1998 mais le projet a été oublié.

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    Enfin, pour lutter contre l'humidité intérieure

    3 - Assécher l’air 

    L’humidité intérieure dégrade les murs et pourrit le bois des meubles.

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    Installer un déshumidificateur d’air à condensation ou à compresseur est un appareil électrique destiné à éliminer l’humidité à l’aide d’un ventilateur qui aspire l’air humide. Cet air est ensuite envoyé vers un condenseur, puis un compresseur, avant d’être récupéré asséché et renvoyé dans la pièce, après avoir été chauffé.

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    Ce système pourrait être alimenté en énergie gratuite par des panneaux photovoltaïques.

    Situés sur le toit de la tour, ils seraient discrets et bénéficieraient du meilleur ensoleillement.

    Loin d'être une revendication cet Écho N°9

    n'est qu'une proposition.

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  • Écho de l'Étai - 7

    A l'instar du N° 7 des Cahiers de la collégiale mis en ligne récemment, voici venu le moment de l'Écho n° 7.

    Les évènements de l’année 2020 furent nombreux au national comme au local. Ils sont largement commentés sur les réseaux sociaux et n’ont pas besoin d’être relayés ici. En ce qui concerne Appoigny et mis à part la COVID, est une bonne nouvelle, l’installation de la nouvelle Municipalité. Cette dernière semble prendre le relais de l’ancienne, et nous nous en félicitons.

    Un seul point à déplorer est la chute du lustre central du chœur de la collégiale.

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    Démonté lors des travaux de la première tranche, ce luminaire a été remis en place avec une fixation insuffisante : se détachant du plafond, il s’est écrasé au beau milieu du chœur, la veille même où les paroissiens s’y réunissaient. Nous avons échappé à un drame.

    Cet accident fait suite à la destruction du sol de la nef en février 2018 (voir délib. n° 2020/80 du Conseil Municipal du 5/11/20) ce nouvel incident révèle un suivi technique lacunaire des travaux communaux et tout particulièrement en ce qui concerne la collégiale.

    Nous demandons à la Municipalité d’instaurer un contrôle, au moins équivalent à celui effectué dans les autres bâtiments communaux, et digne de notre Monument Historique.

    Les Amis de la Collégiale se félicitent néanmoins de la volonté de Monsieur Siopathis et de son équipe à mener à bien les travaux de la deuxième tranche de restauration, dossier que Monsieur Alain Staub avait pris soin de relancer avant son départ.

    Notre prochain Écho portera sur le dossier de la deuxième tranche de travaux et sur les suggestions que nous avons émises.

    En attendant restez protégés

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