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Architecture

  • Écho de l'Étai - 19

    Plutôt que de nous répéter il nous a paru judicieux

    de rediffuser une note d'il y a 13 ans ! 

    Nous étions alors dans l'enthousiasme

    d'une future restauration en trois phases.

    Il aura fallu huit années pour aboutir

    seulement à la fin de la première...

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    Aujourd'hui les travaux reprennent

    et nous avons bon espoir de les voir mener à leur fin.

    Aussi l'immodeste président

    ne résiste pas à partager sa joie.

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  • A l'Orient des pierres hautes de la collégiale d'Appoigny

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    Plus austères et beaucoup moins décorées, les façades est et nord-est de la collégiale ont été dédiées au prolongement des remparts de la ville. Elles constituent aujourd’hui le seul vestige des fortifications érigées au XIVe siècle.

    « La muraille qui avait 12 pieds de hauteur et 3 d’épaisseur, est alors flanquée de 32 tourelles à créneaux et le fossé est large de 20 pieds pour une profondeur de 10. A l’est, l’église se tient à proximité de l’enceinte et borde les fossés. Elle s’intègre dans le dispositif défensif du bourg. L’église semble avoir été réhaussée par un comble défensif au dessus du chevet, à l’est, qui s’étend jusqu’aux murs gouttereaux est des deux bras du transept. L’étage rehaussé est percé de nombreuses meurtrières. »

    Cayot Fabrice, Appoigny médiéval, in Cahiers de la collégiale n°3 – 2008.

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    Une tour carrée abrite un escalier qui part du bas-côté nord, à l'intérieur de la collégiale et conduit rapidement au comble défensif.

     

    Ainsi modifiée, la collégiale participe à la défense de la ville et de ses habitants, représentés ici, parité respectée, par un homme et une femme, sous les deux gargouilles encadrant la forteresse.

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    Étêté, émergeant à peine de la mousse du pinacle, l’appareil photo du drone nous a donné de découvrir ce guetteur. Perché sur le pinacle du chevet, il surveille le chemin en direction du bas de Vaumoy, lieu d’apparition chronique des assaillants.

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    Il avait perdu la tête, nous avons eu le bonheur de lui en trouver une, de la même époque, sur le net.

    Voir Cahiers de la Collégiale n° 13 - 2020

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    A suivre...

     

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  • les pierres hautes du nord de la collégiale d'Appoigny

    Sans verser dans un ésotérisme de bazar, il nous semble logique d'adopter un sens de lecture pour déchiffrer la signification des pierres hautes que nous ont laissé les compagnons constructeurs de la collégiale d'Appoigny. Il nous a paru impossible que ces figures aient été disposées au hasard, c'est pour cette raison que nous vous proposons une lecture qui ne demande qu'à être critiquée et enrichie.

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    A l'inverse de l'oriental, le monde occidental a toujours accompli la circumambulation rituelle en suivant le cours apparent du soleil, c'est-à-dire en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, notamment durant la cérémonie de dédicace de notre collégiale (voir Cahiers de la collégiale n°11 - 2018). Nous supposons donc que la disposition des pierres hautes a procédé de la même tradition et vous invitons à suivre du nord au midi - en passant par l'orient - pour finir à l'occident, ce que les imagiers du Moyen-Âge ont souhaité nous transmettre. 

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    La première fenêtre arbore deux têtes parfaitement conservées. Leur situation au nord de la construction, pourrait signifier qu'il s'agit du maître d'ouvrage, l'évêque Guillaume de Seignelay à droite et de son maître d'œuvre, dont le nom ne nous est pas parvenu, à gauche.

    En troisième position vient le "singe" chef de chantier itinérant.

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    Par son originalité, le pinacle du premier renfort mural mérite bien ces deux vues. Il représente un singe dégustant les fruits d'un bouquet de faîtage. La tête d'un homme mûr et autoritaire y est associée d'un côté. De l'autre, une grenouille s'apprête à sauter de sa feuille de nénuphar.

    Le patron des compagnons constructeurs, récolte le fruit de son travail - s'apprêterait-il à partir vers un autre chantier?

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    A la deuxième fenêtre, ce couple bien sage représente-t-il de généreux donateurs sollicités pour la construction ?

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    Les dégâts de la troisième fenêtre ne nous permettent pas d'attribuer au personnage restant une fonction particulière.

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    C'est à l'endroit le plus froid de l'édifice, face au cimetière voisin, au pinacle du second renfort mural, que le maître d'œuvre a choisi de signifier le règne du mal.

    La mort trône avec deux disciples au facies inquiétant.

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    La quatrième fenêtre souligne la vétusté de son environnement et pour finir, une figure évoque le "dies Irae" de la cérémonie des funérailles, qui rappelle 

    "quelle sera la frayeur des hommes, selon les oracles et les prédictions de la Sibylle, lorsque le souverain Juge paraîtra pour examiner leurs actions selon la rigueur de la Justice."

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    A suivre...

     

     

     

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  • Écho de l'Étai - 9

    Trois propositions pour

    améliorer et assainir la collégiale

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    1 – Décrochage de la voie de circulation.

    Ce qui permettrait un espace au droit de la porte Ouest. Espace protégé nécessaire aux mariages, enterrements, etc… à l’instar de la cathédrale d’Auxerre.

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    2 - Pavage de la périphérie 

    Ce qui aurait pour effet d’isoler le sol du ruissellement des eaux introduisant l’humidité à l’intérieur de l’édifice. Un anneau de 3 mètres de large serait suffisant.

    Ce pavage avait été prévu en 1998 mais le projet a été oublié.

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    Enfin, pour lutter contre l'humidité intérieure

    3 - Assécher l’air 

    L’humidité intérieure dégrade les murs et pourrit le bois des meubles.

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    Installer un déshumidificateur d’air à condensation ou à compresseur est un appareil électrique destiné à éliminer l’humidité à l’aide d’un ventilateur qui aspire l’air humide. Cet air est ensuite envoyé vers un condenseur, puis un compresseur, avant d’être récupéré asséché et renvoyé dans la pièce, après avoir été chauffé.

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    Ce système pourrait être alimenté en énergie gratuite par des panneaux photovoltaïques.

    Situés sur le toit de la tour, ils seraient discrets et bénéficieraient du meilleur ensoleillement.

    Loin d'être une revendication cet Écho N°9

    n'est qu'une proposition.

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  • Écho de l'Étai - 7

    A l'instar du N° 7 des Cahiers de la collégiale mis en ligne récemment, voici venu le moment de l'Écho n° 7.

    Les évènements de l’année 2020 furent nombreux au national comme au local. Ils sont largement commentés sur les réseaux sociaux et n’ont pas besoin d’être relayés ici. En ce qui concerne Appoigny et mis à part la COVID, est une bonne nouvelle, l’installation de la nouvelle Municipalité. Cette dernière semble prendre le relais de l’ancienne, et nous nous en félicitons.

    Un seul point à déplorer est la chute du lustre central du chœur de la collégiale.

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    Démonté lors des travaux de la première tranche, ce luminaire a été remis en place avec une fixation insuffisante : se détachant du plafond, il s’est écrasé au beau milieu du chœur, la veille même où les paroissiens s’y réunissaient. Nous avons échappé à un drame.

    Cet accident fait suite à la destruction du sol de la nef en février 2018 (voir délib. n° 2020/80 du Conseil Municipal du 5/11/20) ce nouvel incident révèle un suivi technique lacunaire des travaux communaux et tout particulièrement en ce qui concerne la collégiale.

    Nous demandons à la Municipalité d’instaurer un contrôle, au moins équivalent à celui effectué dans les autres bâtiments communaux, et digne de notre Monument Historique.

    Les Amis de la Collégiale se félicitent néanmoins de la volonté de Monsieur Siopathis et de son équipe à mener à bien les travaux de la deuxième tranche de restauration, dossier que Monsieur Alain Staub avait pris soin de relancer avant son départ.

    Notre prochain Écho portera sur le dossier de la deuxième tranche de travaux et sur les suggestions que nous avons émises.

    En attendant restez protégés

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  • Projet de sas pour la collégiale d'Appoigny

    Association culturelle, nous n’avons pour but que la seule conservation et la mise en valeur de la collégiale.

    Construite en 1215, cette dernière nous est restée à peu près en bon état mais ne sert que très rarement au culte.

    Elle constitue par contre un élément patrimonial exceptionnel pour notre village. La Municipalité a lancé un programme de restauration sur les partie externes de l’édifice.

    Pour l’intérieur et en partenariat avec la Commune nous subventionnons la remise en état, à l’intérieur de l’église, de plusieurs éléments du Patrimoine culturel:

    Par manque d’aération, les revêtements intérieurs commencent à se dégrader et, pour raison de sécurité des objets classés, elle ne peut être ouverte en permanence.

    • De nombreux touristes déplorent la fermeture de ce Monument Historique, petit joyau du gothique rural de l’Auxerrois :
    • Notre édifice renferme un magnifique jubé du 17e siècle qui demeure ignoré du public.

    Pour pallier ces inconvénients, l’idée nous est venue de mettre en place sur l’entrée principale, un sas en forme de grille forgée selon les règles de l’Art, ce qui permettrait la vue et l’aération, tout en maintenant la clôture du lieu.

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  • Tout vient à poinct...

    Tout vient à poinct à qui peult attendre

    Le pragmatisme dont nous faisions preuve en adoptant cette maxime rabelaisienne (n°6 des Cahiers), vient d'être récompensé par l'apparition d'échafaudages, prémisses des travaux de la première tranche.

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    Aussi avons-nous jugé utile de publier le détail de ces travaux, extrait de l'étude des urgences réalisée en 2008 par M. l'Architecte en Chef des Monuments Historiques Bruno Decaris :

    Projet de restauration

    Le projet de restauration prévoit une intervention en qua­tre chapitres, dont les trois premiers concernent les travaux les plus urgents, à savoir la restauration de l’ensemble des couvertures et des charpentes. Les efforts malencontreux qu’exercent les charpentes sur les maçonneries seront corrigés à l’occasion de ces travaux. Est également prévu la création d’un réseau de récupération des eaux pluviales. En option de ces trois chapitres est proposée la réfection des façades, la réfection des couvertures offrant la pos­sibilité de restaurer notamment les enduits dégradés ou inexistants.

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    Le quatrième chapitre concerne la restauration des parements intérieurs dont la très mauvaise présentation rend la collégiale, pourtant l’un des joyaux de l’architecture gothique, peu attrayante. 

    Chapitre I : restauration des couvertures du chœur et du transept

    Investigations préliminaires

    Durant la période de programmation des travaux de restauration des couvertures, sera réalisé un suivi électronique des déformations dont l’interprétation doit encore être affinée. Il s’agit du dévers des gouttereaux de la nef et des bas-côtés, du dévers de la façade ouest, et du défaut d’aplomb du clocher.

    Restauration des couvertures

    Le projet prévoit la restauration à l’identique des couvertures en tuile plate du chœur et du transept, y compris les deux noues en raccord avec la nef. Seront également restaurés les chéneaux en plomb des parties hautes, et les parties en pierre attenantes.

    Si la charpente du XIXème siècle dont les bois paraissent en assez bon état sera conservée, il convient de pallier ses défauts de conception qui sont à l’origine de poussées considérables exercée sur les murs gouttereaux.

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    En pied de versant, des tirants seront placés à chaque appui des croix de renfort afin que ces poussées s’annulent. 

     

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    Les pannes qui ne sont pas soutenues dans le sens perpendiculaire au versant des couvertures seront consolidées à l’aide de sous tendeurs. Ces techniques de consolidation se rapprochent de la solution adoptée par Boeswillwald dans la croisée du transept, et seront donc en harmonie avec cette charpente entièrement construite au XIXème siècle.

    Une descente EP complémentaire sera posée sous la gargouille de la tourelle d’escalier nord, afin que les eaux ne soient plus projetées sur les couvertures de la chapelle Saint-Fiacre. Des châssis à tabatière en cuivre seront posés au droit des gargouilles et descentes EP afin de faciliter le nettoyage de ces dernières.

    Un chemin de visite avec garde-corps et un dispositif d’éclairage sont prévus pour les combles.

    Afin de pouvoir interpréter de manière certaine les défauts de stabilité concernant le clocher, la façade occidentale et la nef, il est prévu de réaliser six sondages pressiomé­triques et trois fouilles manuelles complémentaires. Ces dernières feront l’objet d’un suivi archéologique dont le contenu sera mis au point par le Service régional de l'archéologie. Le niveau et les mouvements de l’eau présente dans le sous-sol feront l’objet de relevés. L’étude de stabilité effectuée par un BET spécialisée en structures anciennes permettra de faire la synthèse de ces investigations complémentaires, et de valider les deux prescriptions proposées à titre prévisionnel dans le chapitre II (pinces au-dessus des voûtes de la nef). L’étude devra également permettre d’évaluer la nécessité de consolider les substructures (repri­se en sous-œuvre éventuelle des fondations, sous les con­treforts des bas-côtés, du clocher et de la façade ouest, ou les piles de la nef).

    Simultanément à ces investigations, la réalisation d’une étude stratigraphique plus complète est prévue pour les polychromies des intérieurs.

    En option, et grâce aux échafaudages présents, peut être envisagée la restauration des façades du transept et du chevet.

    Les Amis de la Collégiale remercient la municipalité qui a su faire aboutir ce dossier tout en formant le vœu qu'il ne soit pas nécessaire à l'avenir de formuler cette autre maxime :

    Une hirondelle ne fait pas le printemps

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