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n°12 des Cahiers

« Après des siècles et des siècles, le savant qui étudie dans une région lointaine la toponymie, les coutumes des habitants, pourra saisir encore en elles telle légende bien antérieure au christianisme.»        (ProustGuermantes 2, 1921, p. 418)

Prétendre historiographier Appoigny et sa région serait bien immodeste et bien audacieux quant aux capacités scientifiques que requiert ce travail. La citation de Proust nous parle de « savant » et nous ne prétendons pas posséder cette qualité.

 Bien avant notre ère, les événements qui ont construit notre pays, fussent-ils légendaires, ne sont pas faciles à discerner. Malgré l’abondance des auteurs, la sévérité des ouvrages rebute trop souvent les jeunes désirant se faire une vision de l’histoire locale. Wikipédia aujourd’hui, s’avère riche en enseignements mais le contenu y est trop épars et ne reflète pas toujours notre identité historique.

 La synthèse que nous vous proposons dans ce douzième numéro, n’a d’autre ambition que de susciter la curiosité des lieux de notre commune et d’inciter des chercheurs à poursuivre plus avant. Les outils sont nombreux, jamais nous n’avons eu à disposition une telle masse d’archives aussi faciles à consulter que sur le net. Rassemblons ce qui est épars ! Profitons-en !

 Il y a très longtemps, des chasseurs cueilleurs se sont arrêtés dans notre vallée, l’ont améliorée. Ils ont cultivé le sol, pêché la rivière, élevé des animaux, pratiqué le commerce. Ils ont construit des maisons, tracé des routes, élevé des enfants, fondé des familles, des dynasties, enterré leurs morts. Les guerres, les invasions, les épidémies ont été autant d’obstacles à la construction d’un patrimoine qui est malgré tout parvenu jusqu’à notre époque. Nous avons le devoir d’en conserver le souvenir. Ainsi que nous l’indique Proust, La toponymie et surtout la topographie nous donnent à saisir les traditions orales et nous permettent d’en restituer une chronologie compatible avec l’offre des ressources.

 Abordé en 2017 au cours d’une conférence à la Bibliothèque Municipale, le sujet des Villae s’adressait aux élèves de CM1/CM2. Des origines à la période gallo-romaine, il s’arrête à l’instauration de l’impôt foncier ainsi qu’à l’établissement par l’empire romain, d’un cadastre recensant toutes les  propriétés.

 Au début du vingtième siècle, Georges Guyot, élu local, invite un Parisien imaginaire à faire le Tour du Finage par les lieux dits d’un cadastre vieux de mille cinq cents ans. Quelque peu scolaire et rédigé en alexandrins, le récit de cette balade nous livre avec esprit la mémoire de légendes et de coutumes aujourd’hui disparues. La condescendance des vacanciers parisiens de l’époque y est même soulignée, ce qui rend précieux un témoignage indispensable à la conservation de notre mémoire patrimoniale et s’inscrit naturellement dans la continuité de l’évocation des villae.

Nous vous en souhaitons une lecture indulgente

Raymond Dhélin

 

 

 

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